On ira...

09 août 2018

Le livre d'images

Alors alors alors,
Je sais que vous êtes tous là pour connaître la suite et vivre à notre rythme, l'avancée de nos aventures Sookhais'ienne.
A savoir, si nous allons recevoir notre pompe dans les temps, pour que je puisse aller à Trinidad en bateau!
Ben ça tombe très bien!!
Parce que si nous n'avons pas de bonnes nouvelles ce matin, (c'est à dire qu'elle est prète et qu'il nous la réexpedie aujourd'hui!) ben ça sera trop tard pour envisager la navigation.
Je ne serai pas dans les temps pour prendre l'avion du retour.
Alors nous vérifions 100 fois que le téléphone est bien réglé, que nous ne manquerons pas l'appel.
Pour l'occasion, nous lui avons même attribué une autre sonnerie!
Et pour Sookhai's, ce sera un tonitruant "Light my fire" des Doors.
Les mails sont aussi vérifiés régulièrement, puisque la gentille secrétaire, Chystal, peut préférer nous écrire...
On ne lui en voudra pas!
Et nous attendons, impatiemment!
Le quotidien, lui, a quand même besoin de nous, faut pas mollir.
Tous les jours ont leurs lots de chose à faire.
Et surprise, nous avons peut être une piste pour trouver notre grâal, à savoir du real tabaco, entendez du tabac à rouler!!
Alors nous allons explorer cette piste!
En ville, nous en profiterons pour faire le plein de fruits, et de fromage.
Ce qui résume à peu prêt bien notre alimentation.
Ha j'oubliais,  nous tournons aussi au Schweppes Club Soda et jus d'orange concentré.

Voilà pour la liste des courses en ville!
Et plus terre à terre, si j'ose dire: 
NOUS AVONS AUSSI A FAIRE LE PLEIN D'EAU DOUCE!!
3 jours que le réservoir est vide et que nous retardons le moment d'aller faire les pleins...
On est sur les réserves des jerricans.
Ce matin, il nous reste 15 litres...
On a beau se gargariser avec humour du fait que nous soyons "larges..." il va falloir s'y coller!
Pas moyen d'y couper aujourd'hui.
Alors nous espèrons que la houle ne sera pas trop forte, et que nous pourrons accrocher l'annexe sur le côté pour facilité la manoeuvre.
Idéalement, il nous faudrait 2 jerricans de plus.
* nota bene: rajouter sur la liste des choses à prendre en ville.
Nous voilà partis!
On vérifie bien qu'on a tout dans les sacs à dos, pas question de revenir chercher quelque chose.
Il nous faut: les téléphones, les portefeuilles, les cigarettes et briquet, et nos chaussures!!
Et oui, vous l'avez compris, on part pieds nus!
Le seul bémol, c'est quand on arrive sur le quai et qu'on a pas les chaussures, arghh grrr pffff....!!!
Et encore, je reste polie!!!
Mais le bon côté de cette vie, c'est que les leçons, on les retient!
Quand ça vous arrive, une fois chacun... je peux vous dire que plus personne n'oublie ses chaussures!
Bref, laissons de côté ces considérations purement techniques...
Samedi matin, on nous a indiqué un grand magasin grossiste en" vices cachés" ou en vices assumés si vous préférez.
C'est à dire grossiste en alcool et tabac.
Nous n'avons qu'un de ces 2 vices mais c'est suffisant!
Samedi c'était fermé, mais aujourd'hui lundi tous les espoirs sont permis.
Nous partons confiant, de bonne humeur, (presque la marguerite aux lèvres), entre 2 averses, et pendant que la marée n'est pas trop basse.
Ca sifflote pas, mais presque!
Et nous voilà dans le haut de la ville, un quartier que nous n'avions pas encore exploré.
Le grossiste est bien ouvert, mais plutôt qu'un gros magasin, nous trouvons une toute petite guitoune, avec vitre teintée, et barreaux tous les 8 cms...
Le monsieur derrière ses barreaux se sent certainement en sécurité, du moins ou lui souhaite!!
Nous, on le devine à peine, au travers les 5 cm qu'il daigne nous ouvrir...
Nous y allons de notre petite question remplie d'espoir:
           - We're looking for a real tabaco, Have 'you got it?
           - What? Real tabaco?? Nooooo I haven't got that...!!
Et presque il nous claquerait sa petite guitoune teintée, si les roulements avaient été mieux huilés!
Bon, ben ok merci quand même, bonne journée!! Haha! 
Pauvres de nous, condamnnés à rester aux mal-barrés!
Bon, opération jerricans!
Le hard ware juste a côté à l'air parfait.
D'ailleurs c'est vrai qu'il y a plein de belles choses pour la maison!
On y repaire une belle fontaine d'extérieur en pierre, des pendules avec des looks originaux, un superbe barbecue, Hugues on pense à toi!
Il y a aussi des meubles de salle de bains, avec des miroirs...
Je vois à quoi je ressemble!!
Haha, je réalise que je sortirai pas de la maison avec un look pareil si j'étais à Cavaillon, dans ma vie quoi!
Quel sentiment de liberté on ressent quand on n'a pas à faire attention à l'image que l'on renvoit.
La représentation est tellement secondaire dans cette vie là.
Enfin pour être tout à fait exacte, c'est pas ça.
On reflète quelque chose aussi, c'est certain.
Mais c'est à des années lumières que ce que je peux refléter dans la vie citadine.
Ici quand on nous voit débarquer en ville, c'est l'histoire du loup blanc dans la meute.
Je vous rappelle que Tobago n'est pas du tout connu pour son tourisme!
Et de toute façon, nous n'avons pas l'attitude de touristes, mais plutôt de voyageurs.
Il y a qu'un seul voilier dans la baie... nous!
Et au vu des infrastructures, il doit pas y en avoir souvent!
Alors nous sommes vite répairés.
D'ailleurs les taxi drivers ne nous interpellent plus, nous avons mis  un code en place un  jour avec eux!
D'un petit geste plein d'humour on leur a fait comprendre que c'était pas nécessaire, un doigt sur les lèvres pour dire chuttt, les ont bien fait rire, et maintenant ils nous appellent "my friend!"
Dans les magasins, on nous demande si c'est nous sur le voilier bleu, en fait ils le savent mais veulent en avoir confirmation.
Nous avons même refusé des candidatures pour devenir équipiers!
Bref quand nous allons à terre, avec nos short tout mouillés au niveau des fesses, merci l'annexe, nos cheveux dans tous les sens, nos cernes assumées mais rieuses, nos sacs à dos, notre fleur à la bouche, nous reflèletons forcément quelque chose.
Et à cet instant précis, je me vois dans le miroir...
Je regarde pas de trop prêt, mais l'image me fait sourire un peu plus...
Je me sens bien, je me sens libre.
La découverte du magasin se poursuit, et nous sillonons tous les rayons!
Mais malheureusement, il n' y a pas de jerrican à eau.
Ceux pour le gasoil ou l'essence, sont dans un plastique de très bonne qualité mais trop cher pour transporter de l'eau, faut pas exagérer qd mm!
Bon, nous avions 2 missions, ça a donné 2 choux blancs.
Et toujours ni mail ni appel de Shookay's!
Ca mérite un café en ville pour se remettre!
Oup's on a pas précisé assez tôt, no milk, expresso please.
Nous avons droit à des bols de café au lait bien fumants! Hahaha!
Là où nous sommes enfin comblés, c'est à notre super stand de fruits!
Le vendeur nous accueille les bras grands ouverts, il est content de nous voir tous les jours lui dévaliser son stand!
Un petit tour au supermarché, pour le fromage et le pain de mie et nous rentrons au bateau.
La matinée se terminera tranquillement, sans nouvelle de Sookai's.
Il est l'heure de notre repas!
C'est fou ce que les fruits et le fromage ne se gardent pas ici!
Le tout suivi de la sieste bien sûr, c'est une institution la sieste dans les iles!

Bon allez, plus moyen de reculer; va falloir faire l'eau!
Le plus dur c'est de s'y mettre!
Allez, on charge l'annexe de 3 jerricans et 3 seaux.
Ca fera des voyages de 60 litres. Il en faudra 7.
Il nous faut aussi le tuyau et le bon raccord pour pouvoir s'adapter sur le robinet des pécheurs.
Une fois que nous sommes au point, c'est parti.
Un bateau de pécheur s'est mis au milieu.
C'est un peu casse pied, faut manoeuvrer devant.. mais bon on a de la ressource.
Nous faisons notre premier voyage sous l'oeil attentif des 2 pécheurs en question, qui regardent les blancs au boulot!
Ca les fait marrer de nous voir faire, faut attacher l'annexe, en sortir, brancher le robinet, remplir les gerricans et seaux, retourner au bateau, remplir les réservoirs, et revenir, recommencer.
Au 3ème voyage, ce sont nos meilleurs amis, on rigole, ils nous aident, on a plus besoin ni d'attacher l'annexe, ni d'en sortir, ils nous gèrent le tuyau et le robinet.
Nos 7 voyages se font dans la bonne humeur, et dans la rigolade et récompensés par la satisfaction du travail accompli.
Nous avons une réserve de 360 litres dans le bateau plus 3 jerricans de secours.
Pensez y quand vous ouvrirez votre robinet la prochaine fois, quel luxe! 
Et nous avançons dans notre quète, puisque nos amis pécheurs nous ont appris que le real tabaco, en fait s'achète sous le manteau au marché!!!
Ha ben voilà, on risquait pas d'en trouver!
Alors peut être que si le gars n'est pas le cousin de Bani , nous aurons un sachet pour demain matin, il s'occupe de nous.
Un peu plus tard dans l'après midi les premières notes de Jim Morrisson se mettent à résonner dans le bateau!!!
Notre copine Christal nous annonce la bonne nouvelle, la pompe est presque prète! 
Elle peut partir demain soir de trinidad en bateau.
Il faut juste qu'elle passe en vérification et que nous fassions le réglement à la banque.
Bonne surprise, la note n'est pas trop trop salée.
3878.17 $ TT ... allez à vos calculettes!
Le taux de change est de 1euro pour 7.67 $ TT... 

carte tobago

Vous croyez pas qu'on va tout vous mâcher le travail quand même! Haha! 
La banque n'étant ouverte que le matin, ça sera pour demain matin.
C'est une bonne chose, mais malheureusement elle ne pourra partir que demain soir au mieux, et donc le temps de la réceptionner, de la remonter, d'avoir la météo et de faire route... ça sera trop tard pour mon avion.

Voilà le couperet est tombé, je partirai en avion de Tobago, et Jennifer d'Orion et son capitaine seront seuls pour les derniers 72 miles.
Mais ça fait plaisir de savoir que ça avance.

Je vous passe les détails pénibles du paiement à la banque.
La carte bleu non acceptée pour ça... courir de guichets en guichets pour retirer la somme en espèce et faire le virement.
Mais à midi, tout est fait, Christal peut faire partir la pompe.
Nous profitons des derniers jours pour s'échanger toutes nos photos, copier les enregistrements audios que nous avons fait...
Mettre de l'ordre, autant dans les fichiers que dans nos têtes.
Se préparer à se séparer.
Partagée entre le plaisir de retrouver la maison et ses occupants, et la difficulté de partir d'ici et de laisser mon père.
Je trouve que les journées passent de plus en plus vite.

D'autant que la pompe n'arrive pas aussi vite que ce qu'on voudrait...
Apparemment des problèmes de coursier pour la mettre au bateau!!
La lègendaire lenteur des iles!

Arrive le jour J, celui de l'avion...
La pompe n'est toujours pas arrivée, je ne serai même pas là pour passer la clef de 17...
C'est vraiment avec une grosse sensation de tristesse que je réalise que j'ai connu le bout du monde et que je suis entrain d'en partir.

Même plus envie de faire de photos, 2h avant de partir à l'aéroport je me décide à réunir et à ranger mes affaires...

J'ai 4 avions et un train à prendre... 53 heures de voyage en tout.
Avec une nuit en Martinique.
Ca va le faire! Il faut que ça le fasse...
Au fur et à mesure des vols, je commence à entendre parler français...
J'ai pas envie de m'y mettre, je continue en anglais moi!
C'est dur de rentrer, heureusement qu'à la maison des gens que j'aime et qui m'aiment, m'attendent.
Il n'y a pas loin pour que je me trompe de sens dans la file et que j'y retourne... vraiment pas loin!
Je n'aime pas laisser Jennifer et son capitaine seuls là bas.
C'est d'ailleurs assez révélateur d'écrire seulement Jennifer, plutôt que Jennifer d'orion, je laisse un bout de moi à Tobago et ce morceau là va me manquer.
Il va falloir refermer ce livre d'images et reprendre le cours d'une vie normale.
Je vais retrouver le confort qui parfois me faisait défaut, mais je laisse l'exotisme, le dépassement de soi, la valeur des choses et je sais que ça va être difficile de se passer de tout ça.
Quand on est en voyage comme ça, il y a tellement de choses qui passent au second plan.
On véhicule autre chose, le sens de la vie, la liberté, les vraies valeurs.
On n'hésite pas à s'assoir par terre sur un morceau de trottoir, si c'est la seule place qui nous offre de l'ombre...
De toute façon le short ne craint plus rien, alors un peu plus ou un peu moins! 
On profite simplement du moment présent, on règle les choses au fur et à mesure qu'elles arrivent.
En navigation encore plus, seules les choses essentielles ont de l'importance; avoir de l'eau douce, du soleil pour charger les batteries, pour la lumière, les instruments de navigation, les pompes à eau...
Le vent  les nuages, les voiles, le reste n'est que futilité et de toute façon on y pense même plus.
Je suis triste, faire ce deuil ne va pas être facile.
Bien sur, ce n'était qu'un mois et demi mais quelle tranformation dans ma tête!
D'après certaines personnes, j'étais déjà, avant ça "insaisissable", je crois que ça va être pire!
Je me rappelle d'une émission télé ou Kersauson fumait une cigarette et le présentateur lui disait qu'il était interdit de fumer sur un plateau et lui demander de l'éteindre.
Il lui a répondu:

"quand tu auras traversé un océan et que tu en auras autant chié que moi, tu pourras peut être commencer à envisager de pouvoir m' interdire quelque chose.
Mais tant que tu en es pas là, n'y pense même pas!"


Ca m'avait fait rire, maintenant je comprends!
C'est ça l'insaisissabilité!
En voyage, je parle du voyage au long cours, en bateau, en camping car ou à dos de chameau...
Rien ne nous retient, sauf parfois une pompe à injection, mais ça n'est que du temporaire...
Les gens savent qu'ils n'ont pas de prises sur nous.
En fait, la vie est un voyage.
Où que nous soyons, quoique nous fassions, il ne faut pas oublier que nous sommes en voyage.
L'erreur que l'on fait, c'est de s'attacher et de s'enchainer à des choses futiles et sans importance.
Sommes nous plus heureux parce qu'on a un super écran plat et un échelonnement sur 10 mois pour le payer, ou quand le spectacle qui s'offre à nous, ravit nos yeux et nourrit notre esprit par la découverte d'autres cultures d'autres paysages?
Lorsque nous sommes obligés de parler anglais pour se faire comprendre?
Sortir de sa zone de confort, et s'apercevoir que nous en sommes capables.
Alors bien sur tout ça à un prix et se fait au sacrifice de certaines choses. 
Quand je parle de prix, ne vous méprenez pas je ne parle pas d'argent, moi même je n'en ai pas, je n'en ai jamais eu et je sais que j'en aurai jamais... il me brûle les poches!
Mon père, c'est encore pire que moi...  mais ça ne nous empêche pas d'être riche dans la tête et de mener grand train, grand train de liberté.
Alors si un jour je rencontre quelqu'un qui est allé se perdre à Tobago, je lui demanderai:
Ha Génial, Et Bani, tu le connais?
Et Tobago, tu en gardes quoi comme souvenirs?
Tu l'as fais en long en large et en travers pour trouver une connection internet?
Où même pour trouver un endroit pour imprimer tes billets d'avions?
Est ce que tu as discuté avec les locaux?
Est ce que tu les as fait rire avec ton accent?

Et surtout, est ce que tu as ressenti la transformation en toi?
Est ce que tu as eu tes réponses?
Parce que moi oui!

Si vous êtes encore là, c'est que vous avez eu le courage de lire jusqu'au bout, un texte sans image.
Je n'avais pas envie d'en mettre sur ce post, mais quand même pour vous remerciez, vous pouvez visiter ma tête quelques instants, pour voir mes images à moi!


Ciquez sur la vidéo!
Bande son signée JCP en personne!

Mainstreet

 

Le livre d'images:
Bande son JJG !

Le livre d'images de Guyane à Tobago

 




Posté par Jennifer et Hug à 17:28 - Commentaires [11] - Permalien [#]


03 août 2018

Jennifer's blues from Tobago

Bonjour à tous, 
Alors si je me rappelle bien, lorsque je vous ai quittés la dernière fois, nous étions épuisés, en manque de sommeil... mais très heureux d'être arrivés à Tobago.
Je me rappelle de ce plat de pâtes bien mérité que nous avons mangé à 2h30 du matin!
Et de cette nuit de sommeil qui a suivi!
10h d'affilé, sans quart à prendre...
Lorsque nous nous réveillons, nous sommes encore un peu déphasés.
Face au mouillage où nous sommes, la ville nous souhaite la bienvenue.

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Impatients de se connecter en Wifi, mais malheureusement aucun réseau du bateau.
Alors, en fin d'après midi,  nous réunissons tout le courage qui nous reste pour aller à terre et enfin trouver du Wifi.
Le meilleur spot pour ça, c'est révélé être le Church Chiken !

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Faut dire que pour les cablages, ils ont mis le paquet!

Tobago est anglais, les voitures roulent à gauche, les volants sont à droite mais ces anglais là sont bien bronzés.
Vous allez rire mais ça m'a surpris... je m'attendais à voir des blancs (comme les anglais que je connais...!) mais non, nous sommes quand même dans les caraïbes...
Une fois que la famille est prévenue de notre arrivée, nous pouvons visiter la ville.
Scarborough est la capitale de Tobago.
Mais quand je dis capitale, heu comment dire... c'est pas Paris!
La bonne surprise, c'est que nous sommes sur Main Street en seulement 5 minutes à pieds.

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Nous cherchons un resto pour un bon steack frites bien mérité après ces 10 jours de mer, mais on s'aperçoit rapidement que sorti du Subway, KFC et autres fast food, il sera difficile de trouver quelque chose à manger...
Le tour de taille des autochtones nous le confirme!
Alors nous mangeons local, hamburger frites!
Et nous rentrons, pour aujourd'hui ça suffit.
Demain nous visiterons mieux.
Les formalités obligatoires sont de passer à la douane pour déclarer notre arrivée, mais comme nous ne prévoyons de rester que 48 h, nous ne ferons que passer devant la douane...

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Chutt, n'en parlez à personne...

Une deuxième bonne nuit de sommeil nous permet de récuperer un peu plus et nous sommes prêts à visiter cette capitale!

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Ce stand de fruit nous laisse perplexe, et nous avons du mal à nous limiter dans nos achats!
Ce que les sacs peuvent porter, nous pourrons le manger!

Pour le shopping, c'est pittoresque...
Je ne crois pas que la loi sur l'accessibilité des commerces soit passée ici!

 

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Mais après tout, les affaires se font quand même...

 

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Les gens sont gentils, agréables et souriants.
Ils n'ont pas l'habitude de voir des blancs ici.
D'ailleurs, nous n'en croisons pas un, je pense que nous sommes les 2 seuls de toute l'ile!
On nous propose des services de taxi toutes les 3 minutes... No thanks!
Nous visitons à pieds.
Ma couleur de cheveux a laissé perplexe un gars qui m'a demandé comment j'avais fait ça...
                   - You're a beautifull woman...
                   - Ho thank's!

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Moi, c'est ce genre de coiffure qui me laisse perplexe!

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Voici le seul endroit de la ville, où nous trouvons une terrasse pour boire un coup.
De partout ailleurs, c'est à la mode des pubs anglais, c'est à dire fermé et sombre.
C'est marrant, chez nous les terrasses se remplissent au premier rayon de soleil, et même l'hiver les terrasses sont chauffées, ici il fait 30/35 degrès toute l'année e,t ils vivent tous dedans, sans clim!
La ville est petite et nous en faisons rapidement le tour.
Nous prenons la décision de partir pour Trinidad, c'est à 76 miles nautique, c'est à dire à peine 24h de navigation.
De la nienotte, une balade de santé, d'autant que cette fois ci, c'est de la navigation côtière.
L'ile de Trinidad a l'air d'avoir beaucoup plus de choses à nous offrir, et de toute façon le bateau doit y faire escale pour quelques réparations.
C'est à l'abri des cyclones, ce qui n'est pas négligeable dans ces coins des caraïbes.
Beaucoup de bateaux y font de longues escales.
Donc la décision est prise, demain nous lèverons l'ancre.
Nous voilà donc vendredi, fin prêt au départ.
Sauf que le moteur nous fait des siennes... plus d'eau!
Bon... what's up??
Le capitaine met sa casquette de mécanicien et diagnostique rapidement le problème:
C'est pas grand chose, un collier d'une durite qui a laché.
Hop hop hop , collier changé , remplissage de l'eau, c'est réparé!
Mais il va falloir faire tourner le moteur une bonne heure pour voir si ça tient le coup.
Ca compromet notre départ aujourd'hui, nous voulions partir le matin pour arriver de jour demain matin...
Mais Jennifer d'Orion ne voulait pas partir un vendredi.
Bon ok, on va pas forcer le destin, si le bateau en a decidé ainsi, ben nous partirons demain.
On ne rigole pas avec ces choses là!
C'est vrai que Mémé nous l'a dit et répété: on ne commence rien un vendredi!!
Pour notre défense, nous, on avait l'impression de continuer, plutôt que de commencer, mais c'est pas très grave!
Allez, on fait tourner le moteur pour être sûr que la réparation est ok.
Heu qu'est ce qui se passe??? Le moteur ne part pas...
Bon plutôt que de ranger les outils, c'est plutôt l'inverse: GROS DEBALLAGE des caisses à outils! 

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Heureusement, le capitaine connait son moteur sur le bout des doigts pour l'avoir maintes fois demonté et remonté.
Alors même si c'est pas une partie de plaisir, la panne est rapidement repairée. 

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Et la responsable, c'est elle!
La pompe à injection.

Elle a 14 ans et ne veut plus rien savoir.
Le gasoil arrive mais ne sort pas, ça n'est pas réparable comme ça.
Il va falloir changer la pièce à l'intérieur, il nous faut un mécano diéseliste.
Le bateau ne voulait vraiment pas que nous partions un vendredi!
Nous voilà à terre,  en quète d'un bon mécano...
On nous en conseille un, paraît il que c'est le meilleur; Bani de son petit nom.
Au téléphone, on lui explique le problème il est réceptif et nous dit qu'il sera là demain matin à 9h30.
Content d'avoir trouvé un gars qui vienne un samedi matin, on se console comme on peut en se disant que le bateau a décidé de nous épargner une panne en mer.
L'arrivée à Trinidad se fait par un goulet étroit, et c'est absolument necessaire de pouvoir compter sur le moteur pour manoeuvrer face aux cargos.
C'est vrai qu'ici, nous sommes pas si mal, et surtout en sécurité.
Sauf que le mouillage est un peu loin du ponton, et que surtout il y a beaucoup de houle.
C'est fatigant, ça bouge un peu moins qu'en mer, mais ça bouge quand même beaucoup!
Le bateau fait bord sur bord, on espère que le Bani sera assez agile pour pouvoir monter à bord.
Pas évident!
Samedi matin, nous sommes au quai à 9h10, on sait jamais, si il a un peu d'avance ça sert à rien de le faire poireauter.
9h40... bon c'est pas un gars qui est en avance.
10h15... on dirait même qu' il est plutot du genre à être en retard.
10h30 ... on l'appelle, il nous dit qu' il finit de manger et qu'il arrive, que dans 20 mn, il sera là.
11h15... on commence à s'impatienter!
Bon c'est vrai qu'on est dans les îles, que c'est les vacances, qu'il faut pas trop se bousculer, ne pas risquer l'AVC... mais là quand même on commence à désespérer! 

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 Peut être que lui aussi,  il était en panne et qu'il attendait Bani ?! 

11h30 Alléluia, alléluia! Bani est là, on a failli attendre!
                        - Hello, I'm Bani, I'm a late....
                        - Yes two hours !
                        - Yes....Sorry
So... 
Alors le Bani quand il vient dépanner, il a pas ses outils, mais bon il savait pas (le pauvre ) que le bateau est encore mieux équipé que Weldom !
Enfin, son diagnostic est exactement le même que celui du capitaine, il faut changer l'interieur de la pompe à injection.
Mais pour ça, faut l'envoyer à Trinidad.
Donc il va appeler le gars là bas, et nous tenir au courant, lundi sans faute, il aura les infos, faut le rappeler à midi.
On le ramène à quai.
Les pêcheurs mettent leur bateau à l'eau, le spectacle vaut le coup d'oeil, alors on reste un peu, on discute avec eux, ils sont sympas.
On leur explique qu'on est en panne, et que ça bouge beaucoup là bas, on craint un gros coup de vent qui nous décrocherai l'ancre, et sans moteur, le risque c'est qu'on soit poussé sur la plage.
Ni une ni deux, ils nous proposent de nous tracter pour nous rapprocher et qu'on puisse s'accrocher à une bouée.
It's lovely, ok guys!
Sur le bateau qui nous aide, il y a le grand père, le père et les enfants. C'est folklorique mais super efficace, nous ne sommes plus qu'à 30 mètres du ponton et plus de houle!
Enfin du vrai repos, les objets dans le bateau n'ont plus besoin d'être sécurisés, et nous pouvons ranger le serre casserole!
On gagne en confort!
Puisque nous sommes coincés à Scarborough, autant pousser la visite un peu plus loin.
On décide de se fendre du prix d'une course de taxi et nous allons au môle afin de peut être trouver un resto pour notre steack frites , et avoir un wifi un peu plus fiable que celui du fast food.
Effectivement la connection est bonne, on peut faire de la visio avec Hugues, ça fait du bien, ça ressource.
Mais toujours que de la mal bouffe... et impossible de trouver du tabac à rouler.
On se rabat sur des malboro.

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C
a faisait un moment qu'on avait plus vu de paquet comme ça!
Sont elles perimées depuis le temps ?
A 3 euros le paquet, on va pas faire les difficiles, mais nous notre tabac à rouler nous manque!
On n'etait plus habitués au(x) luxe(s)!
Le dimanche se passe tranquillement en essayant de tromper notre impatience en visitant encore...

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Mais tout, absolument tout est mort et vide le dimanche à Scarborough.
Ca nous remonte pas trop le moral tout ça!
Enfin arrive the lunch time du lundi et nous appelons Bani.
Evidemment, il n'a pas les infos, et nous dit de rappeler le lendemain.
On finit par ne plus avoir tellement confiance, et si c'est le meilleur mécano de Tobago nous sommes mal barrés, alors on investit dans une carte 3g et on cherche sur internet d'autres alternatives.
Nous appelons la grosse boite de réparation diéseliste de Trinidad, ils peuvent nous réparer!
Et nous envoie un coursier dans la demi heure pour récupérer la pompe!
Ca a l'air sérieux, et le coursier arrive dans les temps! 
Waou, nous sommes confiants et le moral remonte.
En plus maintenant, on a internet au bateau, ça change la vie Whatsapp chauffe!
Quitte à être coincés autant l'être dans de bonnes conditions.
Bon ben puisque Scarborough veut nous garder un peu plus longtemps que prévu, nous sommes bien obligés de faire nos papiers à la douane.
Baladés de bureau en bureau, et allégés de 50 dollars nous sommes enfin en règle!
Et nous sommes autorisés à rester 6 mois! haha... ils connaissent Bani ou quoi?!
Au cours de nos excursions en ville, nous continuons désespérément à chercher du tabac à rouler mais apparemment, il n y en a pas sur l 'ile.
Il n y a pas de laverie non plus...
Alors la lessive se fait à la main, en même temps que je prends la douche.
Heureusement il fait chaud et ça sèche vite.

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En revanche il y a des plages....

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Des palmiers...avec des bateaux en panne

 

Les jours passent, nous sommes en relation quotidienne avec Shookay's , la société qui a notre pompe à Trinidad, mais ça n'avance pas vite.
Alors nous essayons d'apprécier Tobago.
Nous profitons surtout d'être ensemble, malgré que nous préfererions vraiment être en mer.

 

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Eux aussi préféreraient sûrement y être...

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Alors on se tire le portrait...

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Et on joue du blues!

On essaie de garder le moral, mais ma date de retour arrive à grand pas, et nous commençons à prendre conscience qu'il y a de fortes malchances pour que je ne puisse pas aller jusqu'à Trinidad en voilier...
A 72 miles seulement de l'arrivée, franchement ça fait raler... 
Mais puisque Jennifer fait son blues, nous n'avons pas le choix.
Et jouer de la guitare en croisant les doigts, ben c'est pas facile!!
A suivre...

 

 

 

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25 juillet 2018

Un résumé en image

tu veux que ch'te chante la mer?

Parce que rien ne vaut quelques images...

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24 juillet 2018

L'histoire de nos 700 miles nautiques

Et nous voilà sur la route de Tobago!
Nous levons l'ancre du dégrad, aucun regret de quitter la Guyane, et surtout nous sommes près pour l'aventure hauturière.
Le chenal pour nous amener en pleine mer se fait au moteur, nous avons attendu la marée haute afin d'avoir suffisament de fond.
Si la drague a bien fait son boulot, nous ne devrions jamais avoir moins de 4 m d'eau.

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La drague, que nous croisons d'ailleurs sur la route!


Il est encore temps d'utiliser internet pour dire au revoir à tous ceux que nous laissons à terre.
Nous rassurons tout le monde, le départ se fait dans les meilleurs conditions possibles, nous nous retrouvons dans une dizaine de jours, de l'autre côté!
Le moral est bon, la musique nous accompagne et nous sommes heureux de faire ça ensemble.
Petit à petit,  nous nous éloignons de la terre, jusqu'à ne plus avoir de réseau du tout.
Le téléphone passe en mode avion...
Et nous voilà rapidement seul au monde.
D'être au milieu de l'océan, sans terre en vue, n'est pas si impressionnant que ce qu'on pourrait croire.
Bien sûr, il y a maintenant 2500 m d'eau sous nous, et je ne distingue plus aucune portion de terre mais plutôt que de me sentir à l'étroit sur le bateau, je prends conscience de l'immensité qui m'entoure.
Pour savoir ce que c'est que d'être au mileu de l'eau, il faut imaginer un disque 33 tours, c'est la mer.
Le bateau est au centre, et quoiqu'il arrive, il est toujours au centre.
Juste, on se sent vraiment au milieu de nulle part, c'est difficile à expliquer, c'est magique.
On pense à la vie qui grouille à terre, les gens, dont je faisais partie il n'y a pas si longtemps, qui courent de partout en regardant leur montre... et moi, je me sens libre ici.
L'horizon avance avec nous et il n'y a que les instruments de navigation qui nous prouvent que nous progressons.
Le jeu est de régler les voiles pour faire avancer le bateau du mieux possible.

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Et nous grattons des noeuds, ça fait plaisir quand le bateau file.
Petit à petit, le jour tombe et le coucher de soleil donne à l'eau des reflets d'or, comme dans un miroir, le spectacle est splendide.

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En navigation, nous sommes dans le cokpit, dedans il fait trop chaud et les bruits paraissent apocalyptiques, alors que dehors, il n'y a rien de spécial.

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Nous profitons d'être ensemble, on discute, on s'amuse à chanter toute la play list que Hugues nous a faite pour la mer, Bashung, Renaud, Lavilliers, Niagara... tous nos potes sont là, et on se marre!
Nous nous retrouvons à l'époque de mes 17 ans, quelle belle parenthèse dans une vie!
On rigole beaucoup, on profite d'être ensemble.

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Nous sommes heureux de vivre ces moments, nous faisons marcher la fabrique à souvenirs...
On joue de l'harmonica, je ne suis pas très douée, mais je m'y essaye!
Ca bouge trop pour sortir les guitares, mais le coeur y est.

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Nous passons notre temps à regarder les nuages, à essayer de décoder ce qu'ils ont à dire.
Certains sont complétement innofensifs, ce sont des nuages d'altitude, et d'autres sont chargés d'eau, ils peuvent être orageux, ce sont des grains.
L'expression:  "veiller au grain", vient de là, ça n'a rien à voir avec le boulanger!

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On voit bien le rideau de pluie à la base du nuage, impressionnant, non ?!


Il peut y avoir de fortes pluies, le vent monte aussi.
J'apprends vite à repèrer ceux qui sont pour nous, et ceux que nous éviterons.
Si le grain est pour nous, tout dépend de la direction du vent, il est impossible de l'éviter.
Mais nous devons nous y préparer, des qu' il y a une menace de grain faut changer les voiles pour ne pas à avoir à le faire sous la pluie avec le vent qui se lève, après ça devient dangereux.
Y a une voile bien plus petite que les autres, c'est le tourmentin (pour la tourmente hahah ) bon ben quand c'est celle là que le capitaine met, je sais ce qui m' attend, ça va être la guerre!
Mais une fois qu'elle est mise, on se sait en sécurité et on a plus qu'à attendre le mauvais temps. 
On sait qu'il n'y aura plus de manoeuvre à faire à l'avant.
Tout le reste peut se faire du cokpit, et là on ne risque plus rien. 

Quand il pleut vraiment trop, le poste de surveillance c'est la descente.
J y ai passé quelques heures...! 
Mes jambes s'en souviennent, il faut tout le temps compenser les mouvements du bateau, ça fait faire du sport! 
Mais de là, je vois tous les instruments de navigation et j'ai un oeil dehors.
Parce que la surveillance, c'est tout le temps! 

J'ai vu des formations de nuages que jamais je n'avais observées à terre.
J'ai appris plein de choses et je ne regarderai plus jamais un nuage de la même façon.

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Le dar de ce nuage s'est formé en l'espace de quelques minutes, il mesure environ 1km5...


J'apprends beaucoup, et je trouve ce monde fascinant.
Les journées font réellement 24 heures et quand la nuit s'installe, nous prenons nos marques pour les quarts.
La vie à bord est assez simple, le cuisinier, c'est mon père.
Il a ses habitudes, et le temps passé en cuisine est rapide.
Ca se résume souvent à un repas par jour, pâtes ou riz ou purée.
Simple mais efficace!
Il arrive aussi que certaines choses valdinguent:
Comme lorsque la purée mousseline, qui avait demandé pas mal d'effort à faire, s'est retrouvée par terre...! 
Y a eu aussi le dernier verre d'eau fraîche avec son sirop de citron qui est allé rejoindre la purée...! 
Bon, c'était pas le même jour mais quand même, ça énerve ! 

Il faut vraiment remettre dans le contexte, se servir un sirop de citron, ça veut dire ouvrir le placard pour prendre le verre  au bon moment pour pas que tout nous tombe dessus, c'est bloquer le verre pendant que tu attrapes le sirop qui est dans l'autre placard, verser dans le verre et pas à côté. ... tout ça, en faisant travailler tes cuisses pour contrer les mouvements de la houle, refermer le sirop pour pas repeindre la cuisine... 
Ensuite, c'est le frigo qu'il faut ouvrir, là aussi attention à la gite, tout ce qui est dans le frigo ne demande qu' à en sortir!!! 
Quand tu as attrapé la bouteille d'eau vite tu refermes et tu mets le crochet. 
Là, tu vois qu'il reste quasiment plus d'eau fraiche, alors surtout tu fais attention de pas verser à coté du verre.
Après faut que tu te décalles un peu pour accéder au bouton de la pompe à eau pour remplir la bouteille pour la remettre au frais... Une fois que tout ça est fait, réouverture du frigo et re fermeture rapide! 
Faut pas oublier que tu as très soif, et que tu as bien mérité ta citronnade, et la patatra une putain de vague te prend par surprise! 
Mes réflexes ont fait que j'ai réussi à rattraper le verre au vo,l donc j'ai eu 1 tiers de la citronnade de sauvée... 
Cher payé tout ça! 
Mais elle était bonne! Hahah 
Voilà pour les petites anecdotes des choses qui valdinguent! 
Ça s'arrête là, ça va qd mm! 
La purée c'était mon père, la citronnade c'était moi , 1 partout ! 
Tout ça est récompensé par de magnifiques images gravées dans ma tête comme ce magnifique lever de soleil.

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La nuit, quand les conditions sont bonnes nous faisons des quarts de 2h chacun .
2 h, c'est tout juste un cycle de sommeil, mais j'ai le temps de rêver, et comme je me réveille juste après je me rappelle de tous mes rêves.
C est surprenant, en fait je rêve de ce que j'ai vécu juste avant.
Genre, on a chanté "elle a fait un bébé toute seule" , ben j ai rêvé que j avais un bébé ... toute seule!
On a parlé d'internet à Tobago, j ai rêvé que ma mère cherchait un routeur pour Tobago...! 
Ce sont des exemples mais c est ça pour tout.
Dormir 2 h et se lever pour prendre son quart, c'est dur.
Des fois, souvent en fait, j'ai du mal à recoller les morceaux et à reprendre mes esprits.
Il faut bien 10 mn.
Ce qui me rassure c'est que c'est la même chose pour mon père, alors même si le capitaine réagit comme ça, ça va, c'est que je suis pas si mauvaise!
Mais celui qui est dehors depuis 2h a besoin d'être relevé, alors tu te fais violence et tu y vas!
La nuit, faut tout surveiller, les cargos que l'on peut croiser, faut interpréter dans quel sens ils vont pour ne pas risquer de collisions, ils sont trop lourds et trop gros pour changer leur cap donc, c'est à nous petit voilier que nous sommes, à veiller à ça. 
Ça peut être stressant des fois,  je ne vois pas toujours les feus verts ou rouges, que les lumières blanches...
Ca peut aussi être des plate formes pétrolières qui bougent pas, mais on met du temps à le comprendre. 
Parfois je suis obligée de réveiller mon père pour avoir son avis, et parfois je m'en sors toute seule. 
Je suis contente dans ce cas là, un peu fière!!
La nuit, un autre univers s'ouvre à moi.
Ça change très vite.
Tu vois rien, tout baigne, tu descends te faire un café tu remontes, un grain s'est formé!
Alors la musique dans les oreilles, je surveille.
Les premières nuits sont sympas avec moi et je me sens bien, vraiment bien.
La sensation inexliquable d'être à ma place, celle de ne pas passer à coté de ma vie, de mes rêves.
Je me sens chanceuse de pouvoir vivre ça.
Le ciel étoilé est immense, sans aucune pollution lumineuse, je distingue la voie lactée qui sépare le ciel en deux.
La croix du Sud, le scorpion, la grande ourse... Tous veillent sur nous.
Je me crois au planétarium, mais en plus grand!
Bien sur, naivement, j'ai essayé de faire des photos, j'en vois d'ici qui sourit... et non, ça ne fonctionne pas! 
Les images resteront dans ma tête, tant pis pour vous.
Chaque nuit étoilée m'amène à penser à tous les gens que j'aime et qui sont à terre, je leur envoie toutes mes meilleurs ondes.
Comme je l'ai promis, Tosca aussi fait partie de mes rêveries et je lui parle, si par mégarde de gros nuages viennent me polluer le ciel, je lui demande de les chasser... parfois ça marche!
Mais la nuit, on voit les choses différemment de la journée, c'est pas forcément plus inquiétant mais vraiment différent. 
Je suis quand même bien contente quand je vois les premières lueurs du jour arriver, je l'attend avec impatience. 

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Pour moi le quart le plus long c'était 4h 6h . 
Je prends souvent le 1er quart 20h 22h .
Comme ça après, c'était 00h 2h et là, avec le décallage horaire, j'avais l impression d'être avec Hugues à son réveil.
J'ai vu des centaines d'étoiles filantes, j ai à chaque fois fais un voeu! 
On voit aussi très clairement les satellites se déplacer.
Et aussi des trucs inexpliquables, peut être des visiteurs!

Y a eu une après midi, plus la nuit entière où mon père a été obligé de rester à la barre sans jamais la quitter, trop de vent, trop de mer pour le pilote .

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Et moi, j'étais incapable de barrer dans ces conditions.
J'ai voulu rester avec lui le plus possible , j'ai quand même pris 30 mn pour dormir et là ben, je me suis endormie je ne sais pas combien de temps mais le réveil a été violent.
Mon père m'appelé depuis un moment sans que je l'entende, et il pouvait pas quitter la barre.
On avait un énorme cargo ou dépanneur ou autre chose, on en sait toujours rien qui nous venait dessus! 
Il avait dû nous voir sur ces écrans, mais il nous voyait pas en vrai, alors il nous a balancé un coup de projecteur.
Mais toi, tu sais pas pourquoi il fait ça, parce que toi tu vois que lui.... 
Enfin voilà, croiser des bateaux la nuit, c'est toujours du stress.  
Je sais ce que c'est que d'aller au bout de ces limites.
A un moment donné, mon père a été obligé d'aller dormir un peu, on a remis le pilote, mais il fallait que je surveille ses instruments de navigation ( tres capricieux et pas du tout adapté ! Trop trop faible , vivement Trinidad pour changer son moteur! ) et là, en manque de sommeil depuis plusieurs jours, un peu faible dû au manque de calories, d'un coup je ne savais plus ce que j'étais entrain de regarder... complètement déconnectée. 
J'ai tellement lutté contre le sommeil, que j ai crû parler à Johanna.
La seul façon de me tenir en alerte etait de  me mouiller le visage et de me mettre  au vent pour me tenir réveiller. 
Très très dur de lutter contre le sommeil à ce point. 
Mais  impossible de faire autrement, si tu t'endors c'est trop dangereux , faut tenir t'as pas le choix. 
A un moment donné,  j'ai regardé l'heure: il était 8h00; d'épuisement je me suis endormie, j'ai révé, j'ai réouvert les yeux , il était 8h01...comme on pourrait s'endormir en voiture! ... Ben ça fait drôle. 
Heureusement pour moi la route est large ici !
Quand il pleut et qu'y a du vent et de la houle, le moindre mouvement demande des efforts surhumains. 
Allez faire pipi dans ces conditions c'est pas rien. 
Tu attends vraiment d'avoir envie! 
Je me cogne souvent, les vagues me font passer de la cuisine au carré en volant...! 
Je me suis pris des coups mais je ne sens rien sur l'instant, c'est après que je vois les marques !
Sauf une fois , j'ai crû que je m'étais cassé le poignet, il avait doublé de volume il a fallu que je coupe mon bracelet qui s'incrustait dans ma chair,  j'ai presque vidé le tube d'arnica dessus, au final ça va je n'ai qu'un vilain bleu. 
Dans ce temps là, dehors on est attaché avec nos harnais, on ne prend aucun risque et le bateau encaisse vraiment bien les vagues .
Le vent monte jusqu'à 25 noeuds établi, avec des vagues de 2 à 3 m bien formées ! 
Quelques une encore plus grosses atteignent jusqu'a 4m, mais heureusement ce ne sont pas nos régulières! 
Je vois la vague arriver sur nous à tout allure , elle soulève le bateau et quand on est au sommet on voit le creux de 3 mètres dessous, mais y a aucun choc, ça surf dessus.
Et ça redescend, et on la voit continuer sa course de l'autre côté du bateau.
Des fois j'avais l'impression que la vague allait nous coucher le bateau, mais non en fait on était pas assez toilés pour que ça arrive!
Le capitaine sait ce qu il fait! 
De suite après, la vague suivante arrive juste derrière et ça recommence. 
Là, ça secoue bien et le tour de balançoire ne s'arrête jamais même si on aimerai bien se reposer... ! 
Ben non faut continuer, pas le choix. 
Et là putain, tu te sens sacrément vivant!
C'est grisant, mais on est pas maso, on espère que ça va s'arrêter, mais là, ce coup de vent ne s'est jamais arrêté !
10 jours plus tard à 18h25, nous voyons enfin la terre, mais à 4 noeuds il nous faudra encore 11h pour jeter l'ancre!
Jusqu'à notre arrivée à Tobago, on a eu du vent et des grains avec une grosse houle.
On était aux portes de Tobago avec encore des rafales de 25 noeuds! 
Tu sais même pas si tu vas pouvoir rentrer dans le port... 
Nous arrivons enfin dans le mouillage à 1h14 du matin.
Après un bon plat de pâtes, nous nous couchons pour du repos bien mérité...!

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Mais heureusement, tout n'est pas tempête, et il y a quantité de bons moments où je profite pour prendre des photos, pour m'émerveiller des poissons volants, des oiseaux qui se posent sur le pont, des parterres d'algues que nous croisons...

 

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Et on surveille les nuages toujours!!

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Depuis,  nous voilà à Tobago, mais ce post est suffisamment long, et devrait vous avoir mis déjà quelques belles images dans la tête, la suite au prochain épisode...
Impatiente de connaitre votre ressenti, ne soyez pas avares de commentaires!

Jennifer d'Orion en nav

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23 juillet 2018

La Guyane

Bonjour à tous, 
Désolée d'avoir tardé pour ce post, mais le quotidien ici est plein de rebondissements pas toujours évidents.
Alors reprenons où je vous avais laissés, ou presque!
L'arrivée en guyane, qui est au dégrad des cannes s'est déroulée sans accroc.
Le bateau est content de recevoir sa marraine, et le capitaine est heureux de voir arriver son crew.

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Nous ne nous attardons pas à faire du tourisme en Guyane, pour ma part c'est la 4ème fois que j'y viens et bien que je ne peux pas me vanter d'avoir tout vu, j'en ai vu assez!
Le Jennifer D'orion et son capitaine connaissent bien aussi puisqu'ils étaient déjà là il y a 14 ans.
Depuis, ils ont pu vérifier que la terre est bien ronde , puisqu'après en avoir fait le tour ils sont revenus à leur point de départ.
Malgré tout,  je pense à vous qui ne connaissez peut être pas et j'ai fais quelques clichés de Cayenne

 

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L'arbre du voyageur.

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Joli décor en trompe l'oeil.

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La braderie de Cayenne.


Je suis impatiente de partir en mer, après tout le but de ce voyage est bien là, voir ce que j'ai dans le ventre!
La première semaine est dédié au plein d'eau , de gasoil, et les courses de nourriture.
Nous avons également, quelques menus travaux à faire à bord comme renforcer les haubans  et remplacer les élastiques du taud.
Et nous voilà fins prêts à prendre le large.

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Nous prenons malgré tout le temps d'aller supporter notre équipe de France pour le match de qualification de la demi finale.
Sur la place des palmistes, au bar des palmistes l'ambiance est au rdv et nous voila qualifiés!
Bravo les bleus!

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Nous ne pourrons pas suivre les matchs suivants mais on leur fait confiance!

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Dernier coucher de soleil au mouillage du dégrad, nous levons l'ancre demain.
Nous sommes passés à la douane, la sortie du territoire est faite maintenant y 'a plus qu'à!

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Nous dégonflons l'annexe, nous ne mettrons plus pieds à terre avant 10 jours.


Environ 700 miles nautiques, la météo prévoit du vent à 20 /25 noeuds sud est, c'est bon pour nous, quelques grains aussi...
à suivre!
Je suis impatiente d'y etre!


Posté par Jennifer et Hug à 19:46 - Commentaires [4] - Permalien [#]


25 juin 2018

Et ça repart...

Bonjour à tous, 
Nous avions promis de ne pas vous laisser trop longtemps sans nouvelles...
On espère ne pas vous avoir trop manqué!
Depuis notre retour, les choses se sont accélerées.
Il a fallu reprendre le cours d'une vie  normale, et nous avons relevé le défi.
Nous avons même repris le travail... 
Et tout se passait bien, nous nous étions fait une raison,  cet été serait un été de travail.
De toute façon il y a plein de projets d'amélioration à la maison, donc nous n'étions pas entrain de nous ennuyer!
En octobre nous avions prévu d'aller en Martinique, rejoindre la famille réunit dans les Antilles.
Mais ça, c'était avant...
Avant l'arrivée de Jennifer d'Orion en Guyane!
Et surtout avant cette proposition que l'on ne refuse pas!
Faire la remontée de la Guyane jusqu'aux Antilles en voilier.
Se mesurer à l'océan atlantique et voir ce qu'on a dans le ventre!
Malheureusement, il est impossible à Hugues de se libérer avant le 30 septembre.
J'ai un énorme problème de conscience...
Je n'ai pas envie d'être séparée de Hugues pendant aussi longtemps , mais je sais que je ne veux pas passer à coté cette navigation hauturière avec mon père.
Heureusement pour moi, j'ai un chéri en or, et en quelques mots il m'a déculpabilisé et ma décision était prise.
Alors voilà... comme dis mon pote Gérald de Palmas:

"Je n'ai qu'une seule vie"
Ma copine Céline Dion a aussi un avis là dessus, elle, elle dit:
" Y a trop de trains qui passent et ce train c'est le mien! "
je suis d'accord avec les deux.

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Je suis maintenant à quelques heures du départ.
Un aller simple pour la Guyane.
Je ne sais ni quand, ni où je reprendrais l'avion du retour, donc impossible de prendre un aller retour.
Dans la tête, ça change tout de partir avec qu'un aller simple, un sentiment de liberté où tout est possible.
J'ai beaucoup de chance de pouvoir faire ça, et même si je sais que ça va pas être facile tous les jours, j'attends beaucoup de ce voyage.
Déjà le tête à tête avec mon père, sans faux semblants, les discussions sous les étoiles, quand j'étais enfant on avait ses discussions là, à Rousset sur la dune.
On regardait le bateau en construction, et on rêvait du jour où nous serions sur l'eau.
Ces moments de complicité sont rares dans une vie, voir ils n'arrivent jamais selon les cas.
Et je me sens privilégiée d'avoir ce genre de relation avec mon père.
Entre temps, il s'en ai passé des choses... et ça y est, le bateau est sur l'eau, à sa place!
Jennifer d'Orion a même fait son tour du monde!
Lui et son équipage ont bien suivi le plan, et ils ont traversé 3 océans: l'atlantique, le pacifique et l'indien!
20 ans que Jennifer voyage!
Ne vous méprenez pas je ne parle pas de moi à la 3ème personne, Jennifer d'Orion est bien une entité à lui tout seul!
Et habituez vous à ce que je parle de lui comme d'une personne!

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Et ça c'est parce qu'il le vaut bien!

De ce voyage , j'attends aussi une introspection, une remise en question.
Aujourd'hui à 44 ans ( et oui...), je me sens bien dans ma peau, je me sens en phase avec moi même et heureuse.
Sans vouloir me flatter, je trouve que jusque là, ça va!
J'ai fais des choix qui n'ont pas toujours été faciles, mais j'ai fais les bons pour moi.
Je suis maintenant, à nouveau à l'aube d'un tournant de ma vie, et cette parenthèse en mer tombe à pic.
Alors me voilà prète à refaire le point!

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 En plus, je crois que Jennifer et son capitaine m'attendent de pieds fermes!

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Bien que la connection internet ne sera pas possible en mer, nous ne serons pas toujours isolés du monde, et je vais essayer de tenir le blog à peu près actif.
Je continuerai à signer Jennifer et Hug, puisque Hugues fera parti du voyage, toujours dans ma tête et surtout dans mon coeur...
Et qu'en plus c'est lui qui corrige les fautes d'orthographe! Haha 
Maintenant que vous savez, ça doit lui mettre la pression!
N'oubliez pas que les commentaires laissés encouragent vivement à l'écriture et que ça fait toujours très plaisir de vous lire, alors usez et abusez de ça!
Gros bisous à vous tous, et à très vite de l'autre coté!

 

Posté par Jennifer et Hug à 08:12 - Commentaires [10] - Permalien [#]
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28 avril 2018

Madrid via Toledo

Alors ce post va en rassurer plus d'un...
Et non, les vacances ne sont pas éternelles...
Et oui, les notres sont bel et bien finies!
Aujourd'hui c'est de la maison que je vous écris!
J'en entends d'ici qui disent: "ha ben quand même, il était temps!"...
A ceux là, je répondrai:

"retenez votre souffle,
nous n'avons pas dire notre dernier mot!"


Ce qui n'empèche pas, que c'est avec une petite nostalgie que je vais vous raconter nos derniers jours.
En partant de Consuegra, nous laissons les moulins derrière nous et nous arrivons à Toledo (70km) de Madrid.

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La porte Bisagra

L'entrée de la ville, en passant par sa porte nous transporte dans une autre époque.
Perchée sur son promontoire et encerclée par le Tage, Toledo a gardé le charme des villes médiévales.

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Comme si le temps s'était arrêté à Toledo, même les boutiques paraissent d'une autre époque.
Arrêter le temps ou au moins le ralentir, ça c'est ce que nous aurions aimé faire à ce moment là...

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Il fait tellement chaud, que des toiles sont tendues pour faire de l'ombre dans les rues.
C'est d'ailleurs d'un très bel effet.

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Comme dans toutes les villes que nous avons visitées, la cathédrale est majestueuse!
Je n'ai jamais vu autant de cathédrales et de chateaux dans ma vie, que depuis le début de ce voyage!
Nous sommes toujours en admiration devant ce travail!

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Nous cloturons notre visite, par une balade dans le parc.
De Toledo, nous ne connaissions que sa réputation pour ses épées et lames en tout genre, cette ville aura été, encore une fois, une belle surprise.

***

Nous avons passé la nuit sur place et nous partons le matin de bonne heure pour Madrid.
Nous trouvons un camping à 15km de la ville, le CC est bien garé et en sécurité nous voila partis pour visiter la capitale!!

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Le métro nous dépose au pied du gratte ciel "Telefonica".


Construit en 1928, en mettant en oeuvre les moyens les plus modernes de l'époque, l'édifice Telefonica symbolise l'ouverture de l'Espagne vers le progrès.
40 000 lignes téléphoniques sont ouvertes sur le monde.
Lors de son inauguration, l'édifice Telefonica était le gratte-ciel le plus haut d'Europe ( 89 m), ce n'est qu'en 1953 que son record national de hauteur est battu par l'édifice d'Espagne, qui culmine à 117 mètres.
Puisque nous en parlons... le voici:

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Et oui, il est en travaux!
De ce fait, nous n'avons droit qu'à une bache publicitaire...
Sachez quand même qu'il s'est vendu en 2016 pour la modique somme de 272 millions d'euros au groupe Riu...
Depuis c'est en travaux, et ce jusqu'en 2019.
Je pense que les chambres vont être coquettes!

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Place d'Espagne,
il y a aussi un hommage à Cervantes et son héros.
Derrière vous pouvez voir la tour d'Espagne.

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Madrid c'est aussi le palais royal!

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Dommage qu'il ne soit pas habité...

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Le marché San Miguel.
Joli marché, mais hors de prix!!
De l'arnaque à tous les stands!

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Marcher dans une ville que l'on ne connait pas
et se laisser surprendre au détour d'une rue par une église,
face au palais du Prado.

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La gare, magnifique avec une serre immense à l'interieur,
ça donnerait presque envie de prendre le train!
Mais on a plus le temps pour ça!

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Madrid est une ville qui se visite la tête en l'air!
Des centaines de superbes statues...
Tout en haut des édifices!

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Le ministère de l'agriculture, face à la gare.

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Et nous terminons cette journée de marche intensive, par un tour dans le parc du Retiro.
Juste pour dépasser la limite que nos pieds peuvent supporter!!
C'était peut être pas le bon jour pour essayer des chaussures neuves?
Nous rentrons au CC complètement vanés, mais Madrid valait le coup d'être vue, c'est quand même la capitale!
Même si c'est moins joli que Séville... à notre goût!


***

Ce matin, nous trainons un peu à partir, puisque le camping est payé jusqu'a midi, on profite des infrastructures.
Et puis viens le temps de reprendre la route, cette fois ci, c'est moins entousiasmant puisque c'est vraiment la remontée!
Nous ferons un arrêt à Valencia, que nous n'avons pas visité à l'aller faute de mauvais temps et de week end de Pâques.
On espère avoir plus de chance cette fois.
Et ensuite, il nous restera 3 jours pour rentrer à la maison.
Nous roulons tout l'après midi pour arriver à Valencia à 19h.
Notre arrêt pique-nique était comme toujours àu delà  de nos espèrances.
Quand je dis arrêt pique-nique, bien sur il faut entendre que nous sommes à l'heure espagnole, donc vers 15h...

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Le petit hameau de Alarcon.


Vous me direz: "encore un chateau, encore de l'eau ..."
Ben oui, mais nous on s'en lasse pas, et on est toujours sous le charme!

 


A Valencia, nous trouvons facilement une place en bord de mer.
Il y a 3 ou 4 autres CC garés, c'est une aire autorisée.
Il fait bien meilleur qu'à l'aller, on fait une petite balade en bord de mer dans la soirée pour se dégourdir, et on se couche tôt!
On sent la fatigue dans les jambes!

***

Ce matin, je me réveille, et je n'ai pas le moral.
Je suis pas super enthousiate pour visiter Valencia...
D'ailleurs je ne fais quasiment pas de photos, pas envie!
Y'a quand même deux ou trois bricoles qui m'aurait donné des scrupules si je les avais pas photographiées, alors je fais l'effort...

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Pour un chateau de sable!
L'artiste qui l'a fait, me faisait penser à Mathias!

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Tiens une cathédrale... comme c'est étonnant!

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Et les arènes...

Quand même, il aurait été dommage de les rater!
Bien que décevant, nous ne pouvons pas en faire le tour.
L'accès est payant, et de l'extérieur ne nous pouvons en voir qu'une partie.
Alors déjà que j'ai pas le moral, que je suis fatiguée, que j'ai mal aux pieds...

Et que surtout j'ai pas envie de rentrer!!!

Ils me foutent un angle carré aux arènes de Valencia!
Bref, je me remets quand même de cette ENORME déception... et nous allons récupérer nos vélos pour rentrer au CC.

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Voilà comment nous avons retrouvé le vélo de Hugues...
Haha...bon ...
C'était justement la bonne roue, celle que nous avons changée au début du voyage!
Le voleur ne s'est pas trompé!
Vu l'état général du vélo, plus de freins, roue avant à changer, selle à changer, vitesses qui ne passaient plus...
Nous avons décidé de le laisser finir sa vie sur le bord de mer de Valencia!
Et nous rentrons au CC, à pied, avec mon vélo (intact) à la main!
On préfère en rire.


***

En pleine nuit, je rève que je suis dans une fête foraine.
Y'a beaucoup de bruit, ça parle fort, la musique est pas si mal mais je ne connais pas le morceau.
Mais qu'est ce que c'est fort!
Pour cause:
Il est 1h 30 du matin et à 3 mètres du CC, nous avons une voiture de d'jeunes qui s'amusent à déranger les CCaristes endormis!!
Ca les fait marrer, bon ils sont pas méchants, juste ils partagent leur musique!!
Franchement, je crois que ça m'amuse aussi.
Enfin si on me le racontait, ça me ferait marrer... ça vous fait pas marrer vous?

Mais bon là ils gagnent c'est sûr...
Et c'est sans café, qu'au bout de 10 minutes nous démarrons le CC pour aller chercher un coin plus accueillant!
Bye-bye Valencia, pour moi Valencia rimera avec mauvais karma!
Nous serons le second CC sur 4 à craquer et à partir, l'histoire ne dit pas si les autres CC ont gagné.
Au final, partis pour partis nous roulons une bonne heure jusqu'à Castellon de la plana.
Le trajet aura été notre seul trajet de nuit de toutes les vacances.
C'était trés agréable, différent de la conduite de jour.
Il fait bon, on roule les fenêtres ouvertes et l'odeur de fleurs d'oranger envahie le CC.
C'est impressionnant comme les odeurs sont plus fortes la nuit, nos sens perçoivent les choses différemment.
Arrivés à Castellon, grâce à internet nous trouvons en quelques minutes une aire de CC gratuite, offerte par la ville!
Merci Mr le maire!!
C'est là que nous finirons notre nuit, au calme!

***

Pour rentrer à la maison ça nous a pris que 2 jours.
Nous n'avons plus vraiment fait de photos, c'était le retour...
On a surtout roulé, beaucoup discuté, fait le bilan...
Nous avons fait le point sur nos projets, court long et moyen terme...
Et mis en place le plan d'action!
N'oubliez pas l'adresse du blog, il revivra!
Merci à tous de nous avoir suivi, c'était trés plaisant de vous avoir fait partager notre vision de l'Espagne.
A très bientôt pour la suite...
On ira loin.

 

 

 

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24 avril 2018

La route de Don Quichote

Hola, buenas dias los amigos,
Vous avez remarqué comme mon niveau d'espagnol a évolué?
Je sais aussi parfaitement:
- commander 1 mojito d'orange et une bière, et dire un peu plus plus tard... 2 de plus s'il vous plait!
- demander à utiliser les toilettes,
- demander un emplacement avec electricité et Wifi, pour une nuit s'il vous plait
- demander notre chemin, en revanche je ne comprends pas toujours la réponse!
Surtout, si c'est après les 2 Mojitos!
Heureusement que les espagnols parlent aussi avec leurs mains.
J'ai appris plein de petits mots utiles, ainsi que certains noms de plats sur les menus.
Au début, quand je parlais en espagnol, on me répondait en anglais, maintenant on me répond en espagnol, c'est signe de progression ça, non?
Mais je vais quand même continuer le blog en français, je vous rassure!

***

Alors ce matin, on se réveille à Séville, après une nuit plus que bruyante!
Hier soir, nous avons fait un peu le point sur notre périple.
Nous voulions aller au Faro, et remonter le Portugal...
Mais comme Johanna nous l'a si bien fait remarquer, nous avons croisé un calendrier!
Et là, j'avoue que ça nous a mis une claque!
Ca fait un mois que nous sommes partis, et il faut déjà penser à remonter tranquillement!
Bon ben alors, tant pis pour le Portugal...
En CC, il faut vraiment inclure le retour comme faisant parti du voyage.



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Comme toujours, nous ne voulons pas emprunter les grandes autoroutes, mais plutôt les nationales.

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Et prendre notre temps... quitte à faire un lèger détour pour dormir près de l'eau.


Ce qui nous fait quand même pas mal de kms, alors autant en profiter pour visiter.
Alors, ce  sera direction Madrid, en empruntant la route de" El Don Quijote de la Mancha."
Tout le monde connait Don quichotte, de près ou de loin...
Pour ma part c'était de loin!
Je savais qu'il se battait contre des moulins à vent... mais sortie de ça, j'avoue mon ignorance en la matière!
Pourtant ça ne date pas d'hier, les écrits de Cervantes ont été publiés à Madrid en 1605 et 1615 en deux parties.
C'est le 2ème livre le plus édité au monde, après la bible.
Heureusement, Hugues a lu Cervantes!! Et j'adore qu'on me raconte des histoires...
Surtout des histoires de princesses et de chevaliers servants, je me prends pour Dulcinée!

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Bien sûr les moulins étaient peut être un peu différent à l'époque.
Mais leur implantation était celle ci.

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Il faut quand même savoir que les livres de Cervantes à l'époque était une satire sociale.
Une parodie des moeurs médiévales, et des chevaliers.
Et sous forme d'humour, il passait un message...en 1605!

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Et ben nous, de garer le CC sous ce moulin à vent, ça nous a fait quelque chose!

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Cet arret pique nique à été un très bon moment.

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Consuegra, a été un joli détour qui a été mis sur notre route.

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18 avril 2018

Granada et l'Alhambra

Je reviens quelques jours plus tôt...
Quand nous étions à Granada.
Je sais que chronologiquement, c'est pas correct...!
Hugues me l'a assez répété comme ça, mais puisque vous êtes prévenus, je n'vois pas où est le problème!!
Maintenant que les choses sont claires entre nous...

***

Nous prenons le bus pour aller à Granada.
Nous commençons la visite par un tour à la citée de la science.

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Hugues n'est jamais allé dans un planétarium, et moi j'en garde tellement de bons souvenirs que je veux lui faire découvrir ça.
Bien que la séance soit en espagnol... Je crois qu'il a apprécié.

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Nous avons aussi beaucoup aimé nous perdre dans les rues de Granada.

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Le souk!

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Ou le marché artisanal si vous préférez!
Mais quand j'ai dis à Hugues que j'aimerais avoir tout ce présentoir de boucles d'oreilles...

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Il m'a répondu:" Tu n'as qu'à le prendre en photo! "
Alors voilà... Je suis riche de ça!

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Vous avez remarqué les lampadaires?
J'aime particulièrement celui-ci.
Depuis le début de notre découverte de l'Espagne, dans chaque ville, ils sont différents.
Toujours en quète d'originalité.


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Le flamenco sur fond d'Alambra, en Andalousie!
What else?

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La cathédrale de l'incarnation.

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Les rois catholiques ayant pris le pouvoir en 1492, ont tranformé la grosse mosquée en une imposante cathédrale!
Les travaux ont commencé en 1518 pour s'achever en 1703.
Plusieurs architectes ont travaillé successivement sur ce projet.

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Les nuages ne nous quittent pas, mais la lumière est quand même au rendez vous.
 

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L'ensemble palatial de l'Alhambra vu du mirador de San Nicolas.


La visite est prévue pour demain, apparement, il faut lui consacrer une journée.
Nous terminons la soirée dans un bar à tapas, pour l'ambiance.
Et malgré la cana, nous retrouvons notre CC sans problème!

***

La visite de l'Alhambra est payante, mais cette dépense là est certainement la plus enrichissante que nous ferons, alors nous n'hésitons pas!
L'alhambra est le témoin le plus emblématique de l'ère nasride en bassin méditérannéen.
La dynastie nasride a commencé en 1238 avec Mohamemed ben Nazar (« Le rouge »).
Il fit construire à Grenade une résidence fortifiée qui deviendra le palais de l'Alhambra.
La devise des nasrides était:

:ولا غالب إلا الله
(Et il n'y a pas de vainqueur, sinon Dieu)


Nous, on a commencé par la visite de la partie appelée Generalife.
C'était le palais d'été des princes nasrides.
Ils y ont dompté l'eau de la sierra Nevada.
Le lieu est une succession de bassins et de fontaines, tous spectaculaires!

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Les jeux de l'eau et de la lumière ont été mis en valeur par les architectes.

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Aucune photo ne peut vous rendre l'ambiance de ce lieu.
Il faut imaginer un calme apaisant, même les nombreux visiteurs respectent le silence.
Comme si nous étions envoutés par le bruit de l'eau et les chants des oiseaux.

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Les photos ne rendent pas non plus les odeurs.
Toutes ces fleurs odorantes, mélangées à l'odeur omniprésente de la fleur d'oranger...
Je crois que nous tenons un souvenir olfactif qui laissera des traces!

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Nous avons continué la visite par la médina.

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Après la reconquète des catholiques, les rois ont voulu effacer toutes traces du passage des musulmans dans ces lieux.
Ils ont laissé à l'abandon la médina, qui n'a jamais été restaurée.
On y voit encore les nombreux bains pour les hammams, on peut voir les entrées menant aux oubliettes.
En revanche, les palais étaient tellement somptueux qu'ils n'ont pas pu les détruire.

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La cour des lions.


12 lions trônent au coeur de cette cour, ils forment une fontaine.
Ces lions sont issus en réalité de l'art juif du XI siècle.
Ils portaient tous une étoile de David sur le front, qui leur ont été enlevées lorsqu'ils ont été dérobés par les Maures, lors de la conquète initiale.

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Les platreries sont aussi fines que de la dentelle.
Tout est détail, et élégance.
Ce n'est pas pensable de se dire qu'en d'autres temps qui nous sont totalement étrangés, il y a eu des gens qui ont vécu ici.
Le sens de la beauté et du détail était poussé à l'extrème.
Tous les centimètres du palais sont décorés, comme pour pallier à une peur du vide...
Où simplement pour en mettre plein la vue à leurs hôtes!


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On se rappelle des contes de l'Alhambra par Washington Irving, où encore des contes des 1000 et une nuits...
Effectivement, le lieu est propice à inspirer ce genre de contes.

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 La cours des myrtes, au pied de la tour Commores


Le bassin entouré de haies de myrte a été stratégiquement placé, afin que les arches se reflètent de façon symétrique dans l'eau.
Alors j'ai essayé de rendre hommage...

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Et puis est venu le temps de Charles Quint!

Les rois catholiques, lors de la reconquète ont déjà entrepris des modifications au palais nasride, en y rajoutant des pièces à la hauteur de leur rang...
Mais c'est au XVI siècle que Charles Quint, roi d'Espagne sous le nom de Charles 1er, entreprit la construction de son palais en vue d'y habiter.

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Le palais est de style renaissance.

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Là aussi, tout est travaillé dans les moindres détails, et excusez moi l'expression mais...
Ca fait un peu penser: à qui pissera le plus loin...

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Malheureusement, le palais ne fut jamais habité!
La visite nous aura pris la journée entière, mais franchement, il aurait été dommage de passer à côté!
Le raffinement de l'art nasride, est un régal pour les yeux.
Certes, trés chargé mais jamais clinquant!
Et quoi dire du savoir faire des artisans de l'époque?!... Impressionnant!
Vous l'aurez compris, nous avons adoré!
L'ambiance est apaisante, reposante, comme hors du temps.
L'Alhambra reçoit pourtant en moyenne 7000 visiteurs par jour, mais c'est tellement immense que l'on se sent pas si nombreux.
Bref, si vous avez l'occasion: Allez y!!!
Voilà, sur ces bons conseils, le post de l'Alhambra est enfin prèt à être posté!
C'est Hugues qui était le plus impatient je crois!! hahah.
Hasta luego los amigos!

 

 

 

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16 avril 2018

Cadix et Séville

Alors, de vis en tournevis, nous avons pu remplacer notre charnière!
C'est provisoire, faudra réparer ça en rentrant, mais au moins on peut se servir de la porte!

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Il ne fait pas beau, tout est couvert, nous n'avons aucun intéret à rester à Gibraltar.
La randonnée ne vaut pas la peine par mauvais temps.
Nous ne verrions rien.
Alors, nous nous dirigeons vers Cadix.

***

Quand nous arrivons, il pleut à torrent!
Dans l'après-midi vient enfin une éclairicie.
On en profite pour aller visiter.

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J'adore ce ciel après la pluie!
Les couleurs sont superbes, et Cadix nous fait sa belle!

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Sur la place de la cathédrale, nous nous attardons un peu, le temps d'une petite bière accompagnée de tapas.

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La cathédrale, tellement imposante qu'elle ne rentre pas entière dans l'objectif!

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Ce qui vous vaut de l'avoir sous les 2 angles!

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Le marché est fermé le soir, c'est dommage, nous repasserons demain matin avant de partir pour Séville.

***

Après un petit déjeuner au marché , nous sommes prèt pour aller au coeur de l'Andalousie!
Séville!
Hugues l'attend avec impatience, et c'est vrai que la ville promet d'être belle!
1h30 de route, c'est pas loin.
Si ça se trouve, nous aurons même le temps de visiter dès cet après midi!
Ca, c'était sans compter la circulation à l'entrée de Séville.
Des flics partout, des rues barrées, les pompiers... on se demande si y a pas eu quelque chose de grave?
J'allume internet, et là ben oui, il se passe quelque chose de grave: c'est le premier jour de la féria d'Avril!!
Bon... ben on risque d'avoir du mal à se garer, mais au moins on comprend pourquoi!
On insite, il est hors de question que l'on rate Séville, surtout pendant la féria!
A force de persévérance et de patience, nous arrivons à trouver une place.
Si vous saviez le nombre de fois, où nous nous sommes félicités d'avoir choisi un petit CC.
A peine 6 m, c'est vraiment pratique pour se garer, et à 2 c'est suffisant.
Nous sommes à 7km du centre, en vélo, ça ira bien.
En revanche, là nous sommes claqués!
Les rues de Séville, le monde partout, l'attention qu'il faut avoir pour conduire... Ce soir, on restera tranquille ici, à Bellavista!
Ha oui , je n'vous ai pas dis, on a crevé aussi!
En plein Séville!! Enfin dans une station service, heureuseument.
Maintenant, on sait où se trouvent le cric et la manivelle!

***

La nuit a été mouvementé.
Nous sommes garés juste à côté de la grande route qui mène à la ville et il y a beaucoup, beaucoup de circulation!
Bon, au moins on est levé tôt!
Et en forme pour la balade.
La piste cyclable est magnifique, on est à Séville en 20 mn.
Je me suis tellement bien débrouillée que Huguydit: "la semaine prochaine, je t'enlève les petites roues!"...

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Au bout du parc, les couleurs et les clochers nous attirent.
J'ai même eu droit à un chouchou aux couleurs andalouses.

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La place d'Espagne, waou c'est grandiose!
Un musée à ciel ouvert.

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Vous n'avez pas le son, mais imaginez un air de flamenco envoutant...


Il a eu droit à 1 euro.
Le gars, il joue de l'harmonica, il joue de la guitare et au pied il a les grelots, j'admire le travail en amont.

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Nous ne ferons pas un tour de barque... mais pour la photo, c'est joli!

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Aux détours des rues qui nous mènent dans le centre historique, nous découvrons de magnifiques cours intérieures.

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Nos premières andalouses de la féria, qui ne seront pas les dernières!

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La cathédrale, construite à l'endroit exacte d'une ancienne mosquée.
La lègende rapporte, qu'en 1402 lors de sa construction, le mot d'ordre était :" il faut que les gens qui verront cette cathédrale se disent, qu'elle a été construite par des fous! ". C'est réussi!

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Nous arrivons aux arènes juste à la sortie du spectacle d'ouverture de la féria.

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Les spectateurs s'étaient mis sur leur 31.
Au détour d'une porte qui n'était pas fermée...
Huguydit: "viens par là!"
Et nous nous sommes faufilés jusqu'aux gradins pour voir ça!

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Improbable!

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Magique! Nous aurions jamais pu imaginé rentrer dans les arènes.
Le gardien est à moitié endormi sur sa chaise, nous lui passons devant comme si c'était naturel!

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La féria de Séville!
Pour ma première féria, je pense que je commence pas par la plus môche!

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Les Casitas privados, les familles se retrouvent dans leur casita pour cèlebrer la féria.
Le flamenco résone de partout, et tout le monde danse.

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Les arrivées se font en calèche, les chevaux sont magnifiques, fiers de marcher au pas et en cadence.
Le spectacle est fabuleux.

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Les robes sont toutes superbes, toutes différentes, en couleur ou pas, à pois ou à fleurs...mais toujours des volants!
La ville est en fête et c'est beau à voir!

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A la fête foraine, les robes flottent dans les airs.

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Nous profitons de nos vacances, on vous envoie de gros bisous à tous à très bientôt.

 

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